Le traitement préalable des graines de tournesol est une étape souvent sous-estimée dans les petites et moyennes usines d’huile, pourtant elle conditionne directement l’efficacité du pressage et la qualité finale du produit. En utilisant un pressoir à vis moyen, comme ceux fabriqués par des fabricants spécialisés en équipements agro-industriels, les opérateurs peuvent améliorer leur rendement en huile jusqu’à 8–12 % grâce à une meilleure maîtrise des paramètres techniques.
La première étape — le nettoyage — permet d’éliminer les impuretés (terre, paille, autres graines) qui causent des blocages mécaniques et réduisent la durée de vie des rouleaux de pressage. Selon une étude réalisée en 2022 par l’Institut Technique de l’Huile en France, un nettoyage efficace peut réduire les pertes de production liées aux arrêts imprévus de 40 %. Le broyage doit être ajusté selon le type de matière première : pour le tournesol, une taille de particule idéale se situe entre 2 et 4 mm, ce qui favorise une meilleure adhérence à la surface du cylindre de pressage.
Ensuite vient la phase de cuisson (ou "étuvage"), où la température, l’humidité et le temps sont cruciaux. Pour le tournesol, on recommande une humidité initiale de 6–8 %, puis une chauffe progressive à 100–110°C pendant 15–20 minutes. Cela active la dénaturation des protéines, facilitant ainsi la libération des lipides. Comparé au sésame, qui nécessite une température plus élevée (115–125°C), le tournesol est sensible à la surchauffe : une température supérieure à 120°C entraîne une augmentation du taux de résidu gras dans le marc, pouvant atteindre 8–10 % contre 4–5 % avec une bonne gestion thermique.
Les opérateurs rencontrent souvent deux défis majeurs : les blocages dans le convoyeur et un taux élevé de graisse résiduelle dans le marc. Pour les blocages, la solution passe par un contrôle rigoureux de la granulométrie après le broyeur — il faut éviter les fines trop abrasives ou les grosses particules non uniformes. Pour le problème du marc gras, la cause principale est généralement une mauvaise régulation du temps de cuisson. Un test simple consiste à mesurer la température interne du grain à la sortie du four à vapeur : si elle dépasse 120°C, il faut réduire la durée de chauffe de 2–3 minutes.
Un système de suivi des données (par exemple via un tableau Excel ou logiciel intégré) permet de tracer les performances jour après jour. Une usine en Espagne a constaté une baisse de 15 % du taux de résidu gras en adoptant cette méthode, tout en réduisant les temps d’arrêt de 25 % sur trois mois.
La clé réside dans l’équilibre entre chaleur, humidité et temps. Le tournesol, riche en huile (45–55 %), exige une transformation douce pour ne pas altérer ses composants volatils. Une cuisson optimisée augmente la fluidité de l’huile, réduit la viscosité du marc, et diminue les forces de friction dans le pressoir. Résultat : moins de consommation d’énergie, plus de rendement, et une huile plus claire avec une meilleure stabilité à la chaîne de distribution.
💡 Astuce pratique : Instaurez un « journal de bord » quotidien pour noter les paramètres de cuisson, le poids du marc, et le rendement en huile. Cela devient rapidement un outil puissant pour l’amélioration continue.
Si vous êtes en train de moderniser votre installation ou de concevoir une nouvelle ligne de transformation, comprendre ces nuances techniques est essentiel pour maximiser vos marges et votre compétitivité sur le marché européen et africain. L’investissement dans un bon processus préparatoire n’est pas une charge, mais une stratégie rentable.
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