Dans le secteur industriel de production d’huiles végétales, comprendre comment les propriétés physiques des matières premières influencent le rendement des presses hydrauliques et pré-presseurs est crucial. Parmi ces propriétés, le taux de teneur en huile, l'humidité et la granulométrie des graines constituent des facteurs déterminants pour le choix des paramètres de pressage et l'optimisation du processus.
Le taux d'huile d'une graine oléagineuse varie généralement entre 15% (par exemple, le soja) et 55% (comme le palmier à huile). Un taux élevé permet généralement un meilleur rendement à condition d'adapter la pression de pressage afin d’extraire efficacement l’huile sans engendrer de pertes.
La teneur en humidité doit idéalement se situer entre 6% et 10% pour optimiser la pression hydraulique : trop humide, le matériau forme une pâte qui bloque la presse; trop sec, la pression nécessaire augmente, fragilisant la machine.
La taille des particules après concassage ou broyage est aussi cruciale. Des particules trop grossières réduisent la surface de contact, diminuant l'extraction, alors qu’une granulométrie trop fine peut provoquer un colmatage des filtres et une surchauffe.
Le réglage fin des paramètres tels que la pression, la température et le temps de fonctionnement conditionne à la fois la quantité et la qualité de l’huile extraite.
Le choix entre pressage à chaud et pressage à froid impacte directement la qualité de l’huile et la productivité.
Pressage à chaud : L’application d’une température élevée active mieux l'extraction et augmente le rendement d’huile de 10 à 15% par rapport au pressage à froid. Cependant, elle peut dégrader certains composés sensibles comme les antioxydants.
Pressage à froid : Favorise une huile de qualité supérieure, conservant arômes et nutriments, mais réduit généralement le rendement global pouvant être inférieur de 5 à 10%.
Dans l’une des principales usines françaises, le réglage des presses pré-presseurs pour les graines de tournesol (taux d’huile ~40%, humidité 8%) a permis une optimisation notable. En abaissant légèrement la pression de 100 à 85 bars et en augmentant graduellement la température de 45°C à 90°C, la société a observé une hausse de rendement d’huile de 12% tout en réduisant les incidents de colmatage.
Parallèlement, l’allongement du temps de pressage par cycle de 10 min a assuré une extraction plus complète, prouvant que l’ajustement précis des paramètres selon la matière première est la clé d’une production efficiente.
Plusieurs dysfonctionnements peuvent affecter la stabilité du processus, notamment :